

Les statistiques sur les journaux personnels en ligne, les weblogs, ne sont pas encore très précises. Perseus comptabilise 50 millions de blogs dans le monde dont la moitié serait toujours actifs. Plus de 60% des lecteurs auraient plus de 30 ans et 75% auraient des revenus supérieurs à 45000$ par an.
En France, Médiamétrie rapporte deux millions de blogs actifs qui enregistrent 6,7 millions de lecteurs qui postent des commentaires en 2005. Deux principaux portails mesurent l’évolution statistique des blogs et le volume de commentaires postés : technorati.com et blogpulse.com. Ce dernier affiche l’activité des commentaires par type de sujet en temps réel.
Sur le graphique généré par technorati, on voit l’agitation des commentaires sur une marque comme Vuitton.
Mais il est moins important de connaître les millions de blogs animés par leurs créateurs dans le monde que ceux qui font l’objet de nombreux commentaires.
Cette liberté de répondre à l’auteur est une garantie de pertinence de l’information. Le vrai journal, contrairement à celui de Karl Zéro, c’est un blog cumulant des conversations reliées intelligemment entre elles. Plus un blog fidélise des milliers de lecteurs, plus une erreur est rapidement dénoncée. Bien qu’il existe des moteurs de filtrage et de traitement de la surinformation, les plateformes de blogs comme agoravox filtrent l’essentiel de l’actualité. Il faut moins de cinq minutes pour créer un blog. C’est pourquoi face à Larousse, Wikipedia constitue une encyclopédie dont les définitions sont régulièrement corrigées par les internautes.
De plus, la popularité de ces blogs rend leurs contenus visibles sur GoogleNews et place ces titres au même rang que ceux de la presse professionnelle. Conséquence prévisible de ce succès, les meilleurs journalistes vont continuer d’alimenter leur blog sur le site de leur journal ou ailleurs. Les autres disparaîtront du regard des internautes malgré la qualité de l’image des supports pour lesquels ils écrivent.
Pour le moment, les principaux médias offrent à leurs lecteurs en ligne la possibilité de rédiger leurs commentaires dans un espace dédié, voire de créer un blog hébergé par le journal. Mais personne ne peut encore voir son commentaire publié au pied d’un article signé par un journaliste officiel d’un titre de presse connu.