
La première réunion de la jeune association Innovascope à permis d’exposer des exemples d’innovations de marques célèbres comme Bouygues télécom, Nestlé, Renault ou l’ESSEC. Parmi les cent premiers adhérents on remarque LVMH, Danone, Sodexho, Valeo, Solvay, Plastic Omnium, Air Liquide... Les directeurs de marketing ou spécialistes de l’innovation -de toute formation- seront accueillis dans les prochains ateliers pour donner des réponses aux questions suivantes :
Comment accompagner l’idée innovante jusqu’à sa concrétisation ?
Quelle méthodologie pour trier les idées et repérer les projets innovants ?
Hier soir, l’association ouverte à tous les spécialistes de l’innovation [1] a tenu sa première soirée-débat dans les locaux de la rue Cortembert à Paris.
Dans un pays aussi créatif que la France, il est même étonnant que cette reconnaissance de l’innovation n’ait pas eu lieu plus tôt ! On a cité les succès de Nespresso, des journaux gratuits, des substituts du tabac, le spray de Hansaplast, de l’Airbus…mais pas d’Internet !
Des représentants des directions marketing de Bouygues Télécom, Nestlé ou de Dyson ont expliqué avec passion le lancement de produits innovants. Dyson est une société britannique qui connaît un succès fulgurant avec un aspirateur sans sac, puissant et compact. Bouygues a déjà conquis 0.5M de clients avec son I-mode en offrant certaines fonctionnalités d’Internet, simples et faciles d’accès.
La description des innovations était à peine terminée que les premières divergences sémantiques s’exprimaient. L’innovation est-elle première où s’inscrit-elle dans une stratégie marketing ? En d’autres termes, le consommateur peut-il toujours exprimer un besoin qu’il n’a jamais ressenti ?
Le directeur de Dyson a essayé de nous faire croire que l’idée de l’aspirateur qui montre la poussière capturée est une simple vision géniale du fondateur sans étude de marché, ni segmentation des consommateurs, ni étude de prix. Il a reconnu pourtant que les 2000€ demandés sont trois fois supérieurs au prix moyen d’un aspirateur. Mais Dyson aurait conquis tout de même plus de 30% du marché anglais en dix ans avec 400M € de CA en 2003. Avec beaucoup d’humour, le directeur de Nestlé nous a fait revivre la naissance des KNACKI Ball HERTA emballées dans un pot en carton à la place d’un cellophane visqueux..
La majorité a bien voulu reconnaître que l’innovation devait s’accompagner de la bonne connaissance des comportements des clients et qu’il fallait même respecter le « rythme pédagogique ». La valeur créée est de toute façon très rapidement confirmée ou non par l’acte d’achat. Le succès vient toujours d’un esprit d’équipe entre les experts d’une entreprise. Ces équipes innovantes sont souvent restreintes et mobilisées sur un projet qui apporte plus de simplicité, d’efficacité et de rapidité à un plus grand nombre de clients. Alors l’innovation est reconnue.
En revanche, une fois la période de lancement terminée, l’équipe est dissoute et la motivation diminue avec l’émergence d’une absence de communication dans les deux sens avec le client. Les scénarios d’achat ou d’abandon d’un achat et le service après-vente ne sont pas tous étudiés ou formalisés. Alors, l’innovation ne suffit plus à la performance durable de la marge si l’environnement n’est pas professionnel.
Le marketing des processus semble toujours le talon d’Achille des français par rapport aux Américains. Nous sommes meilleurs sur le marketing de la qualité, de la créativité.
Pourtant le marketing est commercial, innovant, juridique, financier, communicant, environnemental, services et après-vente.
Les premiers ateliers de "Innovascope" essayeront de répondre à ces premières questions :
Comment accompagner l’idée innovante jusqu’à sa concrétisation ?
Quelle méthodologie pour trier les idées et repérer les projets innovants ?
Tiens, on reparle de filtrer des idées ! Avec quelle technologie ?