
Nos vieilles démocraties se déchirent en deux comme le
développe le professeur Jacques Marseille dans son dernier ouvrage « la guerre des deux France ».
Ceux qui ne partagent pas la réussite des entreprises françaises s’opposent avec haine à ces succès. La haine débouche souvent sur la guerre. Peut-être que la guerre déclarée par les talibans sur nos terres aura au moins la vertu de nous permettre de souffler le feu qui embrase les français. Jacques Marseille veut nous encourager avec des faits chiffrés :
Le magazine Forbes déclare les entreprises françaises en seconde position sur la liste des entreprises les plus performantes ;
La France est le deuxième exportateur de services dans le monde...
Nos élus et beaucoup de dirigeants manquent de transparence et surtout de courage. Ils ne sont pas évalués comptablement sur leurs résultats.
Sarkozy est l’homme politique préféré des Français, et Ghosn l’homme d’affaires le plus respecté des Japonais. Et ils ont connu, l’un et l’autre, un parcours exceptionnel, attesté par des résultats chiffrés : la baisse de la délinquance en France, le redressement financier de Nissan au Japon.
Mais ce qui fait sans doute leur grande ressemblance, c’est l’engagement - inhabituel dans leurs cercles respectifs - qu’ils ont pris publiquement de démissionner en cas d’insuccès.
Alors que la Cour des Comptes publient régulièrement des tableaux, je ne connais aucun journaliste qui publient ces résultats à la veille d’une élection.
Pourquoi les journalistes seraient fâchés avec les chiffres et les lecteurs français aussi ? Pourquoi la protection sociale, à laquelle les deux grands partis sont très attachés, est forcément synonyme d’accroissement quantitatifs des dépenses publiques ?
Celles-ci représentaient déjà 54% du PIB en 1974 et dix ans plus tard, elle correspond à 54% ! Ce qui représente une augmentation de 150 milliards € soit 1.5 le budget de l’Europe !
Dans le cadre du développement durable, si cher aux Français, qui souhaite laisser les mêmes ressources dont nous disposions à nos enfants, pourquoi les adultes se montrent si égoïstes et irresponsables en laissant une dette qu’aucune richesse personnelle n’acceptera d’essuyer sans quitter le pays derechef.
Les médias, qui constituent toujours le quatrième pouvoir, représentent normalement l’expression de l’opinion du peuple avec toute sa diversité et donc agissent comme un contre-pouvoir avec des informations les plus objectives possibles.
Mais, comme la justice doit être indépendante de l’exécutif et du législatif, les médias devraient être indépendants du marché des capitaux.
A ce jour, les médias nationaux appartiennent aux pouvoirs économiques et politiques qui se fondent.
La preuve en est encore apportée avec le groupe Dassault qui contrôle les premiers quotidiens nationaux français dont Le Figaro. La Tribune, quant à elle, est déjà sous l’influence de LVMH.
Sans parler du "Citizen Kane" italien, Berlusconi, qui a pris le pouvoir politique dans la plus vieille de nos démocraties après avoir contrôlé la majorité des médias de son pays.
La solution à ce mal contemporain se trouve sans doute dans le cinquième pouvoir matérialisé par la technologie Internet.
En effet, chaque citoyen peut s’exprimer sur son blog et dans les forums pour apporter sa perception des faits, ses connaissances. Des outils logiciels de filtrage et d’analyse peuvent afficher toutes les informations diffusées sur un sujet et mesurer leurs volumes, leurs origines, leurs sources, leurs tonalité en incluant la diffusion des médias classiques.
A condition qu’il y ait des gardiens du respect des lois, bénévoles, élus pour une seule mandature et représentants de toutes les communautés de pensée pour contrôler les algorithmes de filtrage, il n’y aura plus de censure pour diriger un tel portail.
Alors, demandons à ceux qui ont le pouvoir d’accepter des évaluations et des sanctions éventuelles. Acceptons aussi de mesurer la qualité des investissements issus de l’impôt ou de dons.
Soyons responsables et gagnons la sauvegarde d’un esprit démocratique originel en redonnant le goût du risque, la parole et l’écoute au peuple qui souhaite plus de transparence pour entendre des vérités même si elles doivent lui faire peur.
C’est à mon avis le sens de la présence des millions d’espagnols qui étaient dans la rue après l’attentat du 11 mars. Aucun journal n’aurait pu témoigner, avec autant de vigueur, de la colère de ces citoyens contre l’obscurantisme mais aussi contre la manipulation malheureuse du gouvernement en place.
Mais le droit de manifester ne donne pas le pouvoir de décider. L’élection a exprimé l’opinion d’une majorité qui devra, comme dans toute démocratie réelle, respecter la nouvelle opposition en suivant les priorités de la majorité.
C’est pourquoi, ce contre-pouvoir moderne doit récupérer, classer et publier des statistiques sur cet observatoire permanent de l’information et ce à partir des publications de chacun des citoyens. Chacun d’entre nous aura une autre perception de la réalité comme les services de renseignements savent le faire.