

Après plusieurs années de croissance pour les gratuits généralistes dont le quotidien « Métro » qui conquiert ces jours-ci l’Amérique du Nord, c’est un hebdo dédié à l’économie qui publie cette semaine à Paris son numéro zéro à 150 000 exemplaires.
Pour la forme, il faut dire qu’économiematin est presque gratuit puisqu’il est distribué à l’entrée des immeubles des sociétés qui le sponsorisent pour leurs employés et ce à partir de 100 exemplaires. Mais il est aussi disponible par abonnement au prix modique de 20€ par an.
La maquette facilite la lecture en diagonale puisque loin d’une révolution, elle s’inspire d’une culture Internet dont elle a su adapter l’ergonomie de lecture assez agréable.
On compte huit rubriques principales segmentées par des onglets de couleurs et les articles contiennent des hyperliens et des surlignés : Actu, agenda, Finance-bourse, un panorama de l’actualité à l’étranger ainsi que le regard de certains médias, Economic coach, Bien vivre mieux vivre, Techno éco et Emploi - formation. Bref toutes les recettes marketing de la presse écrites sont bien comprises par cette équipe de journalistes professionnels et plurimédias. Jean-Baptiste Giraud occupe la direction de la publication et de la rédaction.
Dans le fond, ce qui est vraiment bluffant c’est la qualité de la sélection des actualités qui différencie définitivement économiematin de ses éventuels concurrents. L’express ou Le nouvel économiste, pour ne citer que ceux là, offrent des articles très développés et évidemment plus chers !
Ce résultat n’est pas un hasard car l’hebdo (pour le moment) est dans le ton de l’innovation et de la prise de risque calculée. Economie matin réalise une bonne partie de sa veille de l’information avec l’un des outils les plus puissants utilisés à l’origine par les secteurs militaro-industriels.
Mais l’équipe de rédaction va plus loin que les propres majors qui n’ont pas encore industrialisé leur veille alors que les volumes d’infos qui circulent chaque jour sur le Web augmente régulièrement la « zone d’ignorance » des médias nationaux.
Ainsi, les rédacteurs exploitent l’outil Périclès, du leader européen Datops, pour sa capacité d’analyse des millions de pages d’infos diffusées sur la toile. Les indicateurs affichent la source média ou géographique et même la tonalité de cette information, y compris dans les newsgroups.
Cette même entreprise d’origine nîmoise, qui après avoir convaincu l’essentiel du CAC 40 avec sa technologie Péricles pour gérer le risque informationnel ou anticiper les variations brutales des valeurs financières, offre aussi des services de conseils aux grandes PME.
J’encourage tous ceux qui viennent de vivre des nuits blanches pour que « économie matin » soit dans nos mains aujourd’hui à conserver le filtre statistique de ce qui s’écrit gratuitement dans le monde et l’humour qui coule dans l’encre de leur imprimante.