Si l’immobilisme des pouvoirs publics n’a jamais été aussi mal vécu, son coût ne cesse de devenir plus insupportable par une tranche de population qui ne veut plus payer pour les autres, ni certains concitoyens ni les nouveaux européens. Une nouvelle forme de solidarité emerge pour donner ou échanger de la valeur intellectuelle sans aucune taxe...
La France en faillite d’actions, mais jamais d’idées, continue de vendre ses actifs (lingots d’or, gdf, edf, immeubles...) pour financer des mesures ponctuelles, démagogiques, mais qui rivaliseront avec les meilleurs antidépresseurs prescrits par le Dr Villepin. Les raisons de ce naufrage sont maintenant super connues. Dépenses publiques exorbitantes doublées d’inefficacité et rigidité du droit du travail pour les PME. Mais elles demeurent inacceptées, aussi bien par les défenseurs minoritaires des acquis sociaux obtenus depuis 1945, que par la classe politique qui refuse de réduire son train de vie. L’impôt est ainsi devenu la seule solution à toute innovation politique. On doit compter sur les doigts de la main les ministres qui modifient ou créent de la valeur avec un budget en réduction.
Sachant que la majorité invisible des fortunes françaises a expatrié son foyer fiscal depuis plusieurs années, les impôts sur les revenus ne sont plus supportés que par la classe moyenne. Celle qui a dit non à l’Europe des 25, même si ce n’était pas la question posée, car aucun pays riche n’avait rejoint le club des bons payeurs. Même l’Italie est épinglée par la Commission européenne pour déficit excessif. A part le bonnet d’âne, personne ne sait ce que cette épingle peut lui coûter.
En attendant que la France touche le fond, un jour, des initiatives favorisent la générosité intellectuelle sur laquelle aucun impôt n’existe encore ! A signaler, la fondation de Vincent Bolloré pour la « deuxiemechance.org » qui réunit plusieurs fois par an des cadres supérieurs qui « offrent » leur valeur ajoutée pour évaluer et soutenir des projets de financements d’individus dans la précarité. Vous trouverez une liste plus exhaustive
d’associations qui créent de la valeur non taxée. Donner du temps dans l’action crée de la valeur défiscalisée. On imagine le bonheur de nos parents, dans les années cinquante, qui ne finançaient pas les changements de logo des entreprises publiques (je pense à la nouvelle tâche rouge de la SNCF) avec des prélèvements par millions, et ce malgré la production intérieure brute de l’époque.