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7 septembre 2010
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renseignement économique - imprimer cet article  La première solution pour stopper la grippe aviaire est économique
Publié le 26/01/2006, par Bertrand Dussauge

 

Après une réaction protectionniste consistant à stocker des antiviraux en octobre, les pays européens cherchent maintenant à lever des fonds pour endiguer l’épizootie et éviter ainsi la mutation du virus pour une transmission entre humains.

Depuis l’automne, la grippe aviaire mobilise les médias internationaux qui ont propagé cinq messages alarmistes : la croissance du nombre de décès dû au virus H5N1, la pénurie d’antiviraux comme le Tamiflu dans les pays les plus exposés, l’arrivée du virus de la grippe aviaire en Turquie, la mauvaise communication entre les scientifiques des différents pays et le manque de budget pour distribuer le Tamiflu, sensibiliser et dédommager les éleveurs pour l’abattage des volailles.

D’après l’observatoire de l’information sur la nutrition et la santé, avec les outils d’analyse de datops, la perception des journalistes et la réaction des autorités publiques évoluent entre novembre et janvier.

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la presse britannique en octobre

Entre les 12 et 30 octobre plus de 15500 articles ont été identifiés, avec des pics journaliers de 1200 documents dans sept langues européennes. A l’origine de cette envolée, la découverte du virus H5N1 en Turquie, pays considéré européen pour beaucoup. Ce record d’articles publiés sur le sujet durant cette période cite la mort dans 43% des papiers et pour 16% le Tamiflu, antiviral du laboratoire suisse, Roche.

Le problème budgétaire émerge dans 60% des articles publiés, pour évoquer le financement des stocks préventifs d’antiviraux destinés aux européens d’abord et aux populations asiatiques ensuite. Cette campagne des médias européens crée une pression sur les pouvoirs publics pour engager le principe de précaution. La principale solution évoquée est la constitution d’un stock de Tamiflu placé à la disposition du ministère de l’intérieur. Parallèlement, des scientifiques occidentaux commencent à se mobiliser pour échanger leurs connaissances et installer des sentinelles en Asie.

Les derniers vœux à peine échangés le 3 janvier, la campagne d’information reprend de la vigueur et le volume journalier dépasse les 800 articles. Deux fois moins qu’en octobre. Au total, on comptabilise 8400 articles traitant de la grippe aviaire jusqu’au 17 janvier.

Les principaux sujets développent : les premiers cas mortels en Turquie, dus à la grippe aviaire ; la baisse des ventes de volailles constatée durant les fêtes de fin d’année ; l’arrêt des importations de volailles en provenance des pays touchés par le H5N1 et l’aide financière nécessaire pour endiguer la pandémie animale.

Après une réaction protectionniste, les pays européens pensent enfin à une solution économique globale pour indemniser les fermiers en Asie et bientôt ceux de l’ouest en contrepartie de l’abattage des volailles menacées. De nouvelles mesures de confinement des élevages sont élargies dans plusieurs pays européens.

Statistiquement durant ces 15 jours de janvier, la mort est alors citée dans près de 48% des articles, ce qui provoque toujours des réactions anxiogènes dans l’opinion publique. Alors que le Tamiflu n’apparaît plus que dans 8% des articles. Deux fois moins qu’en octobre (lire aussi :La terreur sur la grippe aviaire cible les gouvernements et les laboratoires.). Les enjeux budgétaires sont aussi moins cités qu’en octobre, environ 45% du volume d’articles.

Par ailleurs, on peut aussi constater que depuis les deux derniers trimestres 2005, les médias les plus prolixes sur le virus influenza sont espagnols, devant les français, les anglais et les américains. Ce comportement émotionnel des journalistes espagnols démontre la puissance de la mémoire collective quatre générations après la grippe espagnole.

Alors que la presse américaine est habituellement la plus grande productrice d’informations écrites sur des sujets internationaux, il est intéressant de constater qu’elle n’a publié qu’un petit tiers de la production d’articles espagnols sur le sujet budgétaire, ce qui témoigne une certaine indifférence.

La presse britannique a, quant à elle, participé pour moitié des articles espagnols en octobre mais toujours sur la thématique budgétaire, elle a publié 70% du volume d’articles espagnols dans la période analysée en janvier.

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la presse britannique en janvier

Si ces résultats peuvent surprendre, toute différence de perception peut s’expliquer par le fait que les reportages télévisés ont augmenté de 60% le temps d’antenne consacré aux thématiques de la grippe aviaire entre le mois d’octobre et les derniers jours de janvier. Et tout le monde sait que l’influence des images vidéos est supérieure au poids des mots.






renseignement économique : messages de forum
  • La première solution pour stopper la grippe aviaire est économique
    23 novembre 2009, par gégé
    Extrêmement intéressante cette analyse..je me rends compte que je fais totalement partie des ces personnes "influençables" ! Tellement influençable que l’autre jour sur un article traitant de la grippe A j’ai vu dans un commentaire que une des solutions possibles pour l’éviter était d’utiliser l’anti bactérien de Lampe berger.. et je m’en suis fourni une ! bon ça m’avait l’air sérieux comme produit..mais lire l’article plus le commentaire a eu un effet boule de neige sur mon comportement !











 

 

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