Économie

Daniel Kretinsky et EPH acquièrent deux centrales électriques en fin de cycle

Written by Charlotte Rousseau

Après s’être investi dans la presse française, Daniel Kretinsky vient d’étendre ses activités dans l’industrie énergétique en acquérant deux centrales électriques qui fonctionnent au charbon. Ces deux structures étant condamnées à une fermeture imminente, il participe donc à une exploitation rapide puisque le « deadline » annoncé par l’ État est pour 2022.

Daniel Kretinsky exploite l’énergie française.

centralLe milliardaire et entrepreneur tchèque continue sa tournée d’investissement sur le sol français. Après avoir misé sur la presse (en achetant des actions du Monde), il s’est présenté à Uniper pour acheter des actifs sous le nom de son entreprise EPH. Apparemment, Uniper, une entreprise allemande qui exploite l’énergie, avait mis en vente ses actifs au premier semestre de l’année en lançant des appels d’offres.

Les actifs acquis par EPH concernent deux centrales électriques qui marchent au charbon, situées à Gardanne et Saint-Avold. D’autres propriétés ont été mises en vente mais celles-ci, fonctionnant au gaz, auraient été conclues avec Total.

Par ailleurs, EPH n’a pas caché son ambition « d’acquérir l’ensemble des activités et des actifs d’Uniper en France. »

Des centrales vouées à la fermeture

Le pari de Daniel sur les centrales électriques qui fonctionnent au charbon semble risqué si l’on se réfère à la politique du gouvernement Macron, qui a clairement l’intention de fermer ces structures d’exploitation en novembre. Et malgré la demande de moratoire émise par la CGT, celui-ci n’a pas changé d’avis.

Le charbon est la première source des gaz à effet de serre et l’objectif du gouvernement par rapport à l’environnement est précis : la suppression des centrales d’exploitation de cette matière jusqu’en 2022.

Ces quelques années constituent donc la marge pour EPH, par ailleurs, la société mise sur d’autres alternatives comme la biomasse. Jan Springl, un responsable d’EPH déclare :

« Convertir à la biomasse une centrale à charbon, voire les deux, permettrait de garder une production électrique sur ces sites, mais entièrement renouvelable, et de maintenir les emplois. «