Économie

Gilets jaunes, l’acte VI vire au fanatisme

Gilets jaunes
Written by Charlotte Rousseau

Le 22 décembre, le mouvement populaire des gilets jaunes s’est réduit à quelque 38 000 manifestants marquant probablement l’essoufflement. Cependant, cet Acte VI a clairement mis en relief l’interférence des convictions idéologiques avec le mouvement, ce qui a entraîné des gestes inadmissibles touchant l’antisémitisme, la violence gratuite et les actes de vandalisme.

De l’impôt à l’antisémitisme

Gilets jaunesA l’origine, les revendications des gilets jaunes, semblaient, pour le moins qu’on puisse dire, êtres pavées de bonnes intentions. Effectivement, toutes les demandes étaient accompagnées d’une ferveur sociale contre la hausse des impôts. Durant les premières manifestations, certes accompagnées de quelques dérapages avec les casseurs, on pouvait facilement comprendre les intentions et les messages envoyés, d’ailleurs, une mobilisation de plus de 250 000 personnes ne pouvait être motivée par la seule envie de saccager.

Ceci étant, la mutation de la lutte s’est rapidement opérée suite à l’essoufflement du mouvement. Au final, ce sont les antisémites, les initiateurs de casse et de violences, et les fanatiques qui semblent continuer la bataille. En passant de 282 000 manifestants recensés le 17 novembre à 38 600 le 22 décembre, le mouvement des gilets jaunes a rapidement montré sa minorité agressive.

Une déroute impardonnable

Il est toujours difficile de trouver un responsable pour les dommages collatéraux lors de mouvements populaires. Cependant, lorsque ces « batailles » sont menées par des radicaux qui n’ont pas honte de brandir des propos racistes et antisémites, les interventions deviennent plus rugueuses, car on est clairement en présence d’une illégalité.

Lors de l’acte VI du 22 décembre, ces irréductibles et fanatiques ont ainsi montré des faces sombres en chantonnant « la Quenelle » de Dieudonné ou encore en évoquant une « tentative de lynchage ».

Dans le métro, vers 23H, une dame qui aurait tenté de dissuader ces malfaiteurs en criant à l’antisémitisme a eu droit à une réplique inadmissible : « Dégage la vieille ! »