Économie

La Maif se prépare à l’ère du numérique

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Written by Charlotte Rousseau

La société d’assurance à 10 millions d’adhérents est consciente de la mutation technologique et sociale qui se prépare. Selon Pascal Demurger, directeur général de la Maif, l’évolution est incontournable et la mutuelle devra suivre le courant. Il a également dévoilé son projet partenarial avec VYV afin d’initier un nouveau pôle d’assurance pour entreprise.

« Affronter le Nouveau Monde qui va nous tomber dessus »

Le numérique rafle tout sur son passage et quelle que soit la notoriété des entreprises d’aujourd’hui, aucun secteur ne sera épargné face à la puissance des GAFA, du Big Data et des autres technologies naissantes embrassant la communication. Questionné sur le stratagème de la MAIF pour les prochaines années à venir, Demurger a annoncé un plan sur 4 ans, de 2019 à 2022 pour se préparer à l’introduction des assurances dans cet univers.

D’un œil objectif, le directeur général de l’assurance a mentionné la force incontestable et intraitable des grands groupes du numérique tels que Facebook, Amazon, Google et Apple, et a même insisté sur le fait qu’ils finiront par s’immiscer dans les données des assurances via les accès clients.

A cet effet, il conçoit que le rôle traditionnel de l’assureur sera petit à petit réduit pour laisser place aux interventions numériques, comme les voitures autonomes par exemple (qui limitera les nombres des sinistres).

La fusion comme alternative

Le projet de la Maif débutera par une fusion avec VYF (Mutuelle de l’éducation, MGEN, Santé Harmonie) pour élargir son champ d’action, sachant que l’assurance des personnes et des associations ne sera plus suffisante pour faire tourner la boîte. Ce partenariat laissera une porte ouverte à la société pour couvrir les entreprises, qui constituent une part de marché encore exploitable jusqu’à aujourd’hui.

D’autre part, l’association et la fusion permettent aux entreprises de partager des informations et de les exploiter pour protéger un marché menacé.

La concurrence nécessite parfois un certain recul et lorsque c’est le secteur en entier qui est mis en demeure, la fusion permet de protéger des intérêts communs.

Source : (https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/27/la-maif-veut-seduire-ceux-qui-ne-souhaitent-pas-confier-toutes-leurs-donnees-a-google_5402628_3234.html)