Économie

Le commerce en France rattrape le coup après la crise des gilets jaunes

Noel
Written by Stephane Leroy

La dernière ligne droite avant Noël s’est finalement déroulée dans l’accalmie aux centres commerciaux de 22 et 23 décembre. Assommé par le mouvement des gilets jaunes, le secteur du commerce a essuyé d’énormes pertes en perdant le rush de fin d’année. Actuellement, ces quelque 800 centres commerciaux tentent de rattraper le coup, ou du moins ce qu’il en reste, en clamant l’ouverture d’un « Boxing Day » dans les plus brefs délais.

Le ciel se dégage pour les commerçants

Une crise qui dure à peu près 5 semaines représente des milliards d’euros de perte pour le secteur du commerce. En enregistrant des baisses successives des affluences (14,3% le 24 novembre, 12,7% le 1er décembre 17% le 8 décembre et enfin 10% le 15 décembre), les centres commerciaux ont totalement raté les bonus de fin d’année.

Les jours du 23 et 24 décembre ont connu une relance de 6% en termes de visite pour le secteur du commerce et pour l’ensemble du marché.

A cet effet, la CNCC annonce une reprise qui permettra de sauver les meubles, sans pourtant essuyer les pertes. Gotran Thuring, délégué du CNCC évoque alors de « rattrapage tardif qui ne permettra pas de récupérer le chiffre d’affaires qui aurait dû être réalisé sans la crise des gilets jaunes. »

L’ouverture des soldes pour récupérer les miettes

Il n’y a plus grand chose à espérer en termes de profit pour les centres commerciaux français. Comme Thuring l’a annoncé, le chiffre d’affaires qu’aurait pu rapporter ce secteur en « temps normal » est impossible à récupérer, d’ailleurs, un seul week-end ne peut renflouer tout ce qui a été perdu.
Toutefois, la CNCC exhorte l’ouverture des soldes, quitte à vendre à perte.

En Europe, la France est très en retard sur ces activités de promotion d’hiver par rapport à d’autres pays comme l’Allemagne (fin décembre), le Luxembourg (29 décembre) ou encore l’Angleterre avec son Boxing Day qui a débuté le 26 décembre.

Un « Boxing Day » à la française serait un « bon moyen pour les commerçants de refaire leur trésorerie », selon Thuring. L’Etat devra alors donner son feu vert.

Source : (https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/27/assomme-par-la-crise-des-gilets-jaunes-le-commerce-releve-la-tete_5402604_3234.html)