Économie

Carlos Ghosn crie au complot

Carlos ghosn à une conférence
Written by Charlotte Rousseau

Toujours en détention préventive au Japon, Carlos Ghosn a pris une nouvelle position en prônant la théorie du complot préparée par la triade Renault Nissan et Mitsubishi pour l’évincer du projet. Au centre d’un chahut entre trois entreprises et deux pays, l’ex-patron de Renault prend en main sa défense pour laver son honneur.

Carlos Ghosn et la thèse du complot

Une enseigne renault sur un fond de ciel bleuL’arrestation de M.Ghosn le 19 novembre a abouti sur une détention à long terme au Japon, en vue de compléter les enquêtes à son encontre. Déchu de son poste de Président de l’alliance Renault, Nissan et Mitsubishi, il a ainsi tout perdu en un clin d’œil. Rappelons que les chefs d’accusation portent sur des malversations de salaires qu’il aurait perçus à l’insu des autres dirigeants.

Suite à un refus de libération provisoire de la part de la justice japonaise il y a de cela deux semaines, la situation de Carlos Ghosn semble se détériorer de jour en jour alors que son avenir auprès de Renault n’est plus envisageable étant donné que de nouveaux dirigeants ont été nommés. Aussi, C’est dans une volition de laver son honneur et sa situation que ce dernier reprend en main sa défense. Le 30 janvier, M.Ghosn a ainsi déclaré au quotidien économique Nikkei qu’il a été victime d’un « complot »avant de poursuivre :

« Toutes les preuves sont chez Nissan, qui interdit aux employés de me parler. »

L’affaire Ghosn creuse l’écart entre le Japon et la France

Suite à l’arrestation de Carlos Ghosn, les relations entre les deux pôles se sont dégradées à un tel point où les Japonais semblent réitérer les conditions de l’alliance entre les entreprises françaises et japonaises. Le 25 janvier, Emmanuel Macron et le premier ministre japonais Shinzo Abe ont entretenu une conversation téléphonique tenue confidentielle qui portait cependant sur l’affaire Ghosn.

Le président français aurait ainsi discuté la « longueur et la dureté des conditions de détention » que le porte-parole du gouvernement japonais a vite calmées en déclarant :

« L’enquête était menée par une institution hautement indépendante, dans le plus strict respect de la procédure judiciaire. »

Source : (https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/31/carlos-ghosn-reprend-sa-defense-en-main_5417088_3234.html)