Économie

Le gouvernement ne tiendra pas sa parole concernant la stabilisation des tarifs de l’électricité

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Written by Laurent Bijon

Dans une perspective d’allègement des charges des ménages, de nombreuses promesses ont été faites par le gouvernement, incluant la stabilisation du prix de l’électricité. Pourtant, l’exécutif ne pourra tenir parole sur ce secteur étant donné que la Commission de Régulation de l’Énergie (Cre) a annoncé son intention de rehausser les tarifs à hauteur de 5,9% au regard de la situation économique actuelle.

Une hausse de l’électricité en vue

signature d'un contrat d'assuranceLoin d’être politique, la décision qui sera prise par la Cre lors de sa délibération du 7 février prochain risque de mettre le gouvernement dans l’embarras. Ce dernier avait pourtant promis de garder les tarifs stables, mais au final, ce n’est pas à la primature de décider.

D’autre part, cette hausse n’était pas non plus imprévisible étant donné que les alertes sur les coûts d’approvisionnement se sont manifestées depuis novembre, d’autant plus qu’ils étaient signalés par la Cre.

« La Cre n’a pas vraiment d’autres solutions, son choix ne peut être politique. Les prix de marché étant élevés aujourd’hui, on savait qu’il y aurait un effet de hausse », déclare Jean Gaubert, médiateur de l’énergie. »

Le gouvernement devra improviser

Pas facile pour un gouvernement en perte de confiance d’annoncer cette nouvelle alors que des engagements ont été faits. Puisque la décision de la Cre ne peut être discutée, ce dernier n’aura d’autres choix que de jouer sur la montre.

La solution la plus proche relève donc de l’ajournement.

« Quand la Cre officialisera sa délibération, le gouvernement aura 3 mois pour réagir. Il pourra alors lui demander de revoir sa copie et ainsi gagner deux mois supplémentaires », explique Jean Gaubert.

Le gouvernement quant à lui s’est aligné sur cette voie en déclarant à Capital qu’il « fera usage des délais prévus par la loi afin de protéger les foyers français, notamment les plus modestes, d’une trop forte hausse de leur facture d’électricité dans une période de consommation élevée », soit 2 mois après la déclaration du Cre jusqu’en été.

Source : (https://www.capital.fr/votre-argent/electricite-pas-de-baisse-de-taxes-en-vue-pour-limiter-la-hausse-des-tarifs-1325825)