Économie

L’Europe se prépare à contre-attaquer en cas d’offensive commerciale de la part de Washington

Donald Trump sur un fonds bleu
Written by Stephane Leroy

En pleine guerre commerciale contre la Chine, Donald Trump viserait également l’Europe, d’après les renseignements sur le rapport de l’industrie automobile du ministère du commerce américain, qui pourrait étendre les mesures de surtaxe vers les voitures importées. Face à cette alerte, l’UE se met en condition de riposte en envisageant une contre –attaque « rapide et adéquate ».

Le marché européen menacé par la Maison Blanche

Donald Trump à une conférenceApparemment, Donald Trump s’engagerait vers une guerre internationale sur le plan commercial si son projet de surtaxe des importations de voiture se concrétisait.

Dimanche, le ministère américain du commerce avait annoncé la remise d’un rapport sur le secteur automobile, capable d’influencer le président à fermer les barrières sur les produits européens.

Depuis Bruxelles, les tons montent d’un cran, et si quelques-uns reçoivent la nouvelle d’une main tremblotante, d’autres s’apprêtent à contre-attaquer. Lundi, le porte-parole de la commission européenne, Margaritis Schinas a déclaré :

« La commission européenne est au courant de la conclusion d’une enquête menée par le ministère américain du commerce. Si ce rapport se traduisait par des mesures préjudiciables aux exportations européennes, la commission européenne réagirait de manière rapide et adéquate. »

Une riposte sévère déjà exploitée antérieurement

Les relations commerciales entre l’UE et les États-Unis ne sont pas à leurs premières contradictions. Tout au long des échanges, certaines sanctions ont été prises de part et d’autre, et lorsque Bruxelles annonce une riposte « adéquate », il se réfère à des sanctions sévères.

En 2018, des mesures contre l’importation de l’acier et de l’aluminium ont été prises, pour « sauvegarder » les industries européennes, tandis que des taxes rudes étaient appliquées sur les marchandises américaines.

On pourra facilement réitérer ce genre de contre-attaque en cas de sanction sur les voitures, étant donné que Bruxelles a déjà préparé une liste renfermant 20 milliards d’euros, qui pourraient être taxés en conséquence.

Source : (https://www.capital.fr/economie-politique/negociations-commerciales-chine-usa-les-dossiers-qui-fachent-1327974)