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L’ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan sortira de prison sans caution

Carlos Gohsn
Written by Charlotte Rousseau

Le dirigeant de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, détenu plus de trois mois dans une prison japonaise, a été libéré sans caution. La nouvelle a été plus qu’inattendue, car le tribunal de Tokya réclamait une caution de 8 millions d’euros avant de se raviser au dernier moment.

Quelques tentatives ratées

dossier de fraudeCarlos Ghosn n’est pas à son coup d’essai concernant sa demande de liberté: ce n’est qu’au bout de sa troisième tentative que le tribunal japonais a décidé de ne plus le garder dans les quatre murs de la prison de Kisenge, au Japon. Initialement le montant de la caution a été fixée par le tribunal pour la somme astronomique d’un milliard de yens (8 millions d’euros) avant d’estimer que le risque de fuite du prévenu est faible.

Cependant, à partir de sa libération, mardi, l’homme d’affaires sera placé constamment sous surveillance caméra et aura des moyens limités de communication vers l’extérieur. Carlos Ghosn avait été arrêté le 19 novembre à son arrivée à Tokyo sous les chef d’accusations d’abus de confiance, de mal versements frauduleux et de minorisation de ses revenus qui s’élèvent à plus 74 millions d’euros dans les rapports remis aux autorités boursières.

Cette décision de libération intervient après que Carlos Ghosn eut décidé de changer mi-février son équipe de défense en engageant l’avocat Junichiro Hironaka surnommé, à raison, « l’innocenteur » pour avoir obtenu l’acquittement d’un nombre impressionnants de prévenus.

Un complot?

Dans un communiqué public, le constructeur automobile a affirmé qu’il “ ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ou les procureurs et n’est donc pas en position de commenter ».

Carlos Ghosn estime de son côté, que Nissan a mis en place un “complot” pour le faire emprisonner sur la base de charges sans fondements réels. Cette action viserait à mettre un frein, selon lui, à son projet de rapprochement entre Renault et Nissan.

Les investigations menées en interne chez Nissan ont montré des conduites (de M. Ghosn) manifestement contraires à l’étique (…) et d’autres faits continuent d’émerger », soutient cependant le constructeur automobile Nissan.

Source:(https://www.capital.fr/entreprises-marches/le-tribunal-de-tokyo-accepte-la-liberation-sous-caution-de-carlos-ghosn-1330119)