Économie

Enquêtes: Les TPE seraient les plus touchées par les CDD et le temps partiel

artisan en tablier
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Written by Stephane Leroy

Les résultats de l’enquête de Dares viennent de sortir et révèlent les marqueurs d’une réelle agonie des petites entreprises françaises: les TPE seraient ainsi les plus touchées par le travail à temps partiel, les CDD et les heures supp, d’après un premier bilan de l’étude.

Les travailleurs précaires au sein des TPE

Le Ministère du Travail a davantage amplifié le débat autour du temps de travail des Français, en marge de l’allocution d’Emmanuel Macron, en publiant son enquête sur la situation des salariés des TPE. Ce qui en ressort le plus, c’est que 28% des salariés des entreprises de petites tailles travaillent à temps partiel, une situation de travail précaire qui serait moins visible chez les autres établissements (seulement 16%). Il existe également des chiffres alarmants en ce qui concerne la proportion des non-salariés dans les TPE: 25% du personnel de ces entreprises ne sont pas sous le régime du salariat et multiplient les contrats après des différentes entreprises de petites tailles.

Côté charge de travail, les salariés des TPE passeraient plus de temps au boulot, soit près d’une heure de plus par semaine par rapport à la moyenne nationale (36,2 heures contre 35,6 heures pour les PME). Cette disparité du temps de travail entre les différentes catégories de salariés serait également accentuée par le fait que les heures supplémentaires au sein d’une petite entreprise serait presque deux fois plus importantes par rapport aux autres établissements. (40 heures par an contre 70 heures pour les PME)

Les CDD ont la cote dans les PME

Les PME délivrent le plus de CDD. Ces contrats à durée limitée sont souvent les plus visibles dans “ les activités de services à la personne – coiffure, soins de beauté -, dans les activités associatives, les arts du spectacle vivant ou encore dans les services d’aménagement paysager. Leurs salariés sont moins souvent des cadres qu’ailleurs (5 % contre 15 % en moyenne dans les TPE) ».

Ce recours au CCD serait surtout justifié par le fait de limiter les risques encourus en cas de ralentissement de l’activité, mais aussi à la réglementation jugée trop contraignante dans le cas d’embauche en CDI, ou encore à la difficulté d’évaluer les compétences du salarié recruté au seul moment de l’entretien d’embauche ».

Ces incertitudes et ces différences au sein des petites entreprises attestent d’une réelle instabilité des TPE.