Économie

La côte d’Ivoire détruit plus de 18 000 tonnes de riz importés de l’Asie

cargaison de riz
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Written by Laurent Bijon

Bien qu’ayant réussi à franchir sans encombre le sol ivoirien quelques temps tôt, une cargaison de 18 000 tonnes en provenance du Birmanie sera détruite après avoir été jugé impropre à la “consommation” par les autorités du pays.

Des tonnes de riz de qualité

La Côte d’Ivoire ne plaisante pas concernant la sécurité alimentaire. Dans un communiqué, le ministre ivoirien du Commerce, de l’industrie de la promotion, Souleymane Diarrassouba, a annoncé que plus  18 000 tonnes de riz avariés ont été saisis au port d’Abidjan un mois plus tôt et que les mesures adéquates ont déjà été prises pour ne pas que les produits de cette cargaison ne soit pas acheminé auprès des consommateurs ivoirines.

Inspecteur avec une loupe

Le ministre du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME a procédé, le 30 mars dernier, à la saisie réelle et à la mise sous scellés, en vue de destruction, de la cargaison des 18.000 tonnes de riz d’origine birmane déchargée au Port autonome d’Abidjan du 11 au 18 mars 2019 par le navire Océan Princess, en provenance d’Asie », précise le ministère du Commerce.

Ce stock de riz «sera détruit pour non-conformité à la norme ivoirienne-Codex Stan 198-1995 rendue d’application obligatoire par le décret n°2016-1152 du 28 décembre 2016» mardi 16 avril au Centre de valorisation et d’enfouissement technique de Kossihouen.

Une même cargaison au Burkina Faso

Le Burkina Faso quant à lui n’a pas entendu qu’une cargaison de riz jugée “douteuse” en provenance birmane s’échoue sur ses côtes pour prendre les dispositions nécessaires.

Les inspections opérées sur ladite cargaison en Guinée et au Togo n’ayant pas permis d’attester la bonne qualité de ce riz, le MICA a signifié son refus catégorique à toute tentative de faire rentrer ce riz au Burkina Faso », lit-on dans le communiqué du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat (MICA).

Surtout, « les auteurs de toute importation de riz non-conforme aux exigences de qualité s’exposeront à des sanctions conformément aux textes en vigueur, en plus de la destruction du riz concerné », assure le MICA.

Du côtés des fournisseurs Birmanes, aucune déclaration n’a encore été faite.