Économie

Le livre de John Bolton dans le collimateur de la Maison Blanche

L’ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a vu la publication de son livre intitulé « The Room Where It Happened, A White House Memoir », bloquée par le gouvernement américain. Officiellement, il devrait sortir le 23 juin prochain, mais une action en justice a été engagée à cause de faits selon lesquels certaines informations confidentielles non approuvées au préalable y figurent.

Des écrits plutôt compromettants

Le mardi 16 juin, le gouvernement américain a engagé une action en justice à l’encontre de John Bolton, l’ancien conseiller à la sécurité nationale au chef que les textes du livre n’étaient pas envoyés pour approbation en amont.

Son avocat, Charles Cooper, a également déclaré que la plainte concerne une « violation des accords signés par son auteur comme étant une des conditions de son emploi ainsi qu’une transgression de son accès à des informations classifiées de haute importance, donc sur des accords de non-divulgation ». Il y est aussi allégué que John Bolton aurait « vendu » son histoire pour une somme d’environ deux millions de dollars.

Par rapport à une phrase tirée du fameux livre, l’éditeur de l’ancien conseiller, Simon & Schuster a rapporté dans un communiqué que : « Bolton a été stupéfait de ce qu’il a vu : un président pour qui être réélu est la seule chose qui compte, même si cela signifie mettre en danger ou affaiblir la nation ». Apparemment, le président Trump aurait pris des décisions susceptibles de le destituer qui étaient pires que la seule affaire de l’Ukraine.

La censure comme moyen de défense

Le 10 septembre 2019, le néoconservateur John Bolton a été soudainement limogé malgré son statut de principal conseiller du président américain. Les raisons étaient qu’il subsistait des désaccords concernant plusieurs dossiers sensibles comme l’Afghanistan, la Corée du Nord, l’Iran ou la Russie.

Aussi, une publication du Wall Street Journal rédigée par Charles Cooper, l’avocat de Bolton, énonce que de multiples réécritures auraient été effectuées sur demande de la Maison Blanche afin de s’assurer d’aucune fuite d’information et qu’en mai, John Bolton avait cru recevoir son aval sans jamais recevoir une lettre de confirmation.